L’aromathérapie et ses métiers

Qui n'a pas un jour rêvé de concrétiser les expériences menées depuis des années en secret dans le garage ? L'aromathérapie ne se cantonne pas à un concept abstrait mais a bel et bien engendré la naissance de métiers tels que naturopathe, herboriste, etc. Quelle est la voie royale pour y parvenir ?

A la base de l'aromathérapie, l'aromathérapeute

Véritable praticien de la médecine à base d'huiles essentielles (aromathérapie pour les intimes), l'aromathérapeute a pour missions principales de conseiller ses clients sur l'utilisation d'extraits aromatiques et huiles essentielles. Rigoureux, curieux, l'aromathérapeute doit aussi être quelqu'un doté d'un minimum de sensibilité et d'empathie pour ses clients. La majorité des formations dépendent de structures privées telles que l'IFAPME. Un établissement de référence en matière de formation dans l'aromathérapie est l'Institut Provençale d'Aromatologie et de Bien-être en Luberon (IPAL) avec des formations aux quatre coins de la France.

Les autres professions

Le naturopathe

Le naturopathe établit de véritables bilans de santé en tenant compte des habitudes alimentaires de ses patients, leur style de vie, leurs habitudes d'hygiène et habitudes alimentaires. Il peut être consulté pour trouver des solutions aux problèmes de stress, d'anxiété, de fatigue de troubles du sommeil et parfois aussi dans le cas de pathologies telles que les allergies et l'arthrose. En France, il est possible de se former au métier de naturopathe dans plusieurs écoles : l'Institut Euronature, l'École CENATHO, l'Académie de Vitalopathie, l'Institut Alain Rousseaux Isupnat, le CNR (Collège de naturopathie rénovée). Enfin, élément non-négligeable, même si une Fédération française de naturopathie existe, le métier de naturopathe n'est pas réglementé en France.

Le phytothérapeute ou conseiller en phytothérapie

Par définition, le phytothérapeute a la capacité de pouvoir prescrire. Ainsi, le titre de phytothérapeute n'est compatible qu'avec cette catégorie de personnes : médecins, pharmaciens, dentistes, sage-femme,…Une formation reconnue par l'Ordre national des médecins s'étale sur une période allant de 6 mois à un an. Souvent aussi, une formation de naturopathe ou d'herboriste est envisageable (avec un module phytothérapie). Pour des personnes qui souhaitent faire de la phytothérapie un usage professionnel, il est conseillé d'avoir fait des études de médecine ou de botanique avant d'aborder un cycle de phytothérapie. À noter que des organismes comme Hippocratus proposent des formations comme le cursus d'initiation au Phytoconseil : 18 modules sur 3 mois, le cursus Phyto qualifiant niveau I : 67 modules sur un an ou encore le cursus de généraliste en phyto-aromathérapie - niveau 2 : 18 mois. Autre alternative, un DU (Diplôme Universitaire) spécialité phytothérapie.

Le pharmacien-herboriste

Les herboristes sont pharmaciens de formation. Et pour cause, depuis 1941 (sous le régime de Vichy), la profession d'herboriste a été abolie, plus précisément, le diplôme n'était plus reconnu. Pour être herboriste en 2014 et excercer dans une herboristerie, il faut donc être d'abord pharmcien ! Certaines personnes cherchant à se former en herboristerie ont la possibilité de s'inscrire à des formations non-reconnues telles que l'École lyonnaise des plantes médicinales, l'ARH (75) ou encore l'École des Plantes (75). D'autres choisissent d'aller se former à l'étranger, dans un pays où le métier d'herboriste est reconnu (Belgiques, Canada...).